« Le marché doit avoir des règles loyales, la souveraineté alimentaire a un prix », s’agace la Fédération nationale porcine (FNP), dans un communiqué publié ce mercredi 30 juin 2021. Pour l’association spécialisée de la FNSEA, les éleveurs sont « pris en tenailles » par la volatilité des prix.

« La Chine a réduit ses importations de porc d’Europe et notamment d’Espagne et le report de volumes sur le marché européen pèse sur le prix du porc, explique la FNP. Mais la Chine maintient sa pression à l’achat de matières premières et le prix de l’alimentation animale atteint des sommets. »

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« Promouvoir le porc français »

La FNP fait état d’une marge en élevage « réduite par la flambée du coût alimentaire (70 % du coût de production) » depuis huit mois. « Pendant ce temps, quel que soit le prix payé aux éleveurs, les marges de l’aval et notamment de la distribution augmentent sans cesse », pointe le syndicat, qui dénonce une déconnexion « malsaine » entre « le prix final du produit et celui payé au producteur. »

S’appuyant sur la proposition de loi « visant à protéger la rémunération des agriculteurs » votée le 25 juin 2021 par l’Assemblée nationale, la FNP défend la prise en compte de l’indice du coût de production du fournisseur par ses clients. Elle enjoint l’aval de « promouvoir le porc français » et de donner aux éleveurs « de vraies perspectives, par contrat, en adoptant enfin des règles de marché loyales. »

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Vincent Guyot