« En mars 2022, les abattages de volailles destinées à la consommation humaine sont en repli en poids et en têtes, respectivement de 1,6 % et 0,9 % sur un an », rapporte Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note de conjoncture publiée le 13 mai 2022.

Par ailleurs, le service du ministère indique que ces chiffres ne comprennent pas les abattages sanitaires liés aux nouveaux foyers d’influenza aviaire, touchant la filière avicole depuis plusieurs mois maintenant.

> À lire aussi : Abaissement partiel du niveau de risque lié à la grippe aviaire (10/05/2022)

Un fort repli des abattages de canards

Dans le détail, en poids, les abattages progressent pour les poulets (+2,7 %) et les poules de réforme (+13,1 %). En revanche, ils reculent fortement pour les dindes (–12,0 %), les canards à gaver (–22,2 %) et les pintades (–12,8 %).

En outre, si les abattages de poulets se maintiennent en nombre de têtes (+0,1 %), ceux des canards à gaver se replient fortement (–24,7 %).

« En février 2022, les mises en place de poulets, de dindes et dans une moindre mesure de pintades sont en repli sur un an, précise Agreste. Seules les mises en place de canards sont en augmentation (+8,8 %) ». Cette progression reste « toutefois à nuancer compte tenu du niveau bas de février 2021, déjà concerné par un épisode de grippe aviaire ».

Une consommation de volailles soutenue

De son côté, « la consommation de viandes de volaille est soutenue », signale le ministère de l’agriculture. En février 2022, elle affichait une progression de 1,8 % sur un an, « portée par les viandes de poulet (+4,1 %) ». A contrario, « les consommations de viandes de dinde et de canard se replient par rapport à l’an dernier, respectivement de –5,1 % et –6,2 % ».

En parallèle, les importations de viandes de poulet progressent de nouveau en février 2022 (+9,7 % sur un an). Provenant en très grande majorité de pays de l’Union européenne, « les achats progressent, notamment en provenance de la Pologne, de la Belgique et du Royaume-Uni ».

Les volumes exportés augmentent, quant à eux, de 8,9 % sur un an, « portés par la demande de l’Union européenne notamment vers les Pays-Bas, l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne ».

Une production d’œufs en hausse

Toujours selon Agreste, en mars 2022, « le prix de l’aliment pour poules continue de progresser (+15,2 % sur un an) ». « Le prix à la production des œufs de consommation augmente nettement » et surpasse de 63,4 % celui de l’an dernier. En conséquence, les cours de l’œuf sont en hausse.

Du côté de la production, en février 2022, les mises en place de poulettes de ponte ont reculé de 5,4 % en glissement annuel, « conséquence de l’extension de l’influenza aviaire en Pays de la Loire ».

En avril 2022, « la production totale d’œufs de consommation s’établirait à 1,3 milliard d’unités ». Néanmoins, « cette estimation doit être considérée avec précaution » car celle-ci ne tient pas compte des abattages sanitaires liés à l’épizootie de grippe aviaire.

Ainsi, la production d’œufs serait en hausse de 2,7 % sur un an, tirée par celle des modes d’élevages alternatifs. Cependant, « elle devrait diminuer dans les mois à venir compte tenu de l’impact de l’influenza aviaire », détaille Agreste.

> À lire aussi : Vers une réduction de 8 à 9 % de la production d’œufs (13/05/2022)

Laurine Mongenier