La grippe aviaire continue de progresser en France. Plus d'un million de volailles ont été euthanasiées en un mois, portant le bilan à 4,6 millions depuis l'été 2022, a appris l'AFP ce mardi 24 janvier 2023 auprès du ministère de l'Agriculture.

Le précédent bilan de cette épizootie comptabilisait 3,3 millions de volailles abattues au 22 décembre 2022.

286 foyers en élevage infectés depuis août

Comme au printemps dernier, le virus a frappé fort dans la Région Pays de la Loire, deuxième territoire de production des volailles françaises après la Bretagne. La découverte de nouveaux cas ralentit dans cette Région mais des foyers sont en train d'émerger dans le Sud-Ouest, en particulier dans les Landes et le Gers, bastions historiques du foie gras.

Au total, 286 foyers en élevage, dont 120 en Vendée, ont été recensés par les autorités depuis le 1er août qui marque le début de l'épizootie de 2022-2023.

La vague de 2021-2022, entre la fin de novembre 2021 et la mi-mai 2022, avait entraîné l'euthanasie de plus de vingt millions de volailles en France, la pire crise jamais enregistrée dans ce secteur.

La France, première touchée par la grippe aviaire

En Europe, vingt-neuf pays ont détecté la grippe aviaire sur leur sol depuis le 1er août, relève la plateforme française d'épidémiosurveillance en santé animale (ESA).

D'octobre 2021 à septembre 2022, plus de cinquante millions de volailles ont été euthanasiées dans les élevages européens infectés, selon les autorités sanitaires européennes. Un bilan qui n'inclut pas les abattages préventifs d'animaux sains autour des foyers.

La France est aujourd'hui le pays qui compte le plus de foyers en élevage, devant le Royaume-Uni et la Hongrie.

Une dédensification des élevages demandée

Pour limiter l'hécatombe, l'État français demande de réduire le nombre de volailles présentes simultanément dans des zones de l'ouest de la France.

Des animaux ont été envoyés à l'abattoir de manière anticipée pour éviter qu'ils ne soient infectés et donc perdus pour la consommation humaine. Les éleveurs doivent aussi attendre avant d'accueillir de nouveaux poussins et canetons.

En Vendée, "il reste très peu de canards, poulets et dindes", a déclaré à l'AFP Christian Drouin, un éleveur qui ne produit plus aucun poulet depuis la fin de septembre.