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Le blé en période de risque

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Cécidomyie orange - Le blé en période de risque
Les larves de la cécidomyie orange se développent dans les fleurs puis s’alimentent du grain en formation. © Michel Bonnefoy

La météo plus clémente peut être propice à l’activité de cette mouche. Les vols doivent être surveillés dans les parcelles de variétés non tolérantes.

Les cécidomyies orange arrivent dans les parcelles de blé. Leur présence est rapportée depuis une semaine dans plusieurs régions (Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Champagne-Ardenne…). « La plage de sensibilité s’étend de l’épiaison, à partir de la gaine éclatée, jusqu’à la floraison », résume Juliette Maron, ingénieure chez Arvalis.

La pose de cuvettes jaunes est nécessaire pour suivre le vol des insectes. « Le seuil indicatif de risque est de 10 cécidomyies capturées en 24 h dans une parcelle. Il est recommandé de veiller à les relever au moins tous les deux jours, idéalement de façon quotidienne. » Le temps orageux, l’absence de vent (< 7 km/h), et des températures supérieures à 15 °C sont favorables à l’activité de ponte.

Une fenêtre d’intervention courte

« La première méthode de lutte est de choisir des variétés résistantes, qui ne présentent a priori pas de risque. » Les cécidomyies peuvent voler et pondre sur une variété résistante, cependant la plante produit une toxine qui inhibe le développement des jeunes larves.

Dans le cas de variétés sensibles, la surveillance des pièges est indispensable. « Si le seuil est dépassé, le traitement doit être déclenché le soir même. La fenêtre d’intervention est courte : une fois les œufs pondus et les larves rentrées dans les épis, il n’est plus possible de les atteindre. On utilise généralement des pyréthrinoïdes, qui ne touchent que les adultes. » Le préjudice peut être important : il est estimé à 1 q/ha pour 1 larve par épi.

J. Papin

Grains malformés

Les larves consomment les grains, entraînant le fendillement des téguments et des malformations.

« Les attaques précoces peuvent provoquer des avortements de grains, rappelle l’institut Arvalis. En cas de forte attaque, le temps de chute de Hagberg peut fortement diminuer, surtout si la récolte est tardive. Sur ces parcelles, les risques de germination sur pied sont donc accrus. »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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