La relation sino-américaine a une nouvelle fois dicté sa loi. L’annulation de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping, initialement prévue en mars, a provoqué lundi 16 mars 2026, le plus fort repli journalier de la graine de soja à la Bourse de Chicago depuis trois ans. La perspective d’un accord sur les volumes d’achats chinois s’était brutalement éloignée. Mais les marchés ont immédiatement rebondi dès la confirmation d’un simple report de cinq à six semaines. Un rebond aussi vif que la chute, illustrant la dépendance totale des opérateurs aux agendas diplomatiques des deux premières puissances mondiales. La question de fond reste entière : la Chine achètera-t-elle suffisamment de soja américain pour justifier les niveaux actuels à Chicago ? La tenue effective de ce sommet apportera une réponse décisive.

En Amérique du Sud, les pluies favorables en fin de cycle en Argentine confortent la Bourse de Buenos Aires dans son estimation de production de 2026 à 48,5 millions de tonnes. Au Brésil, où la récolte est largement avancée, ce sont des problématiques sanitaires qui handicapent désormais les chargements à destination de la Chine. En Amérique du Nord, l’appétit des farmers pour la culture du soja en 2026 se renforce à mesure que les cours des engrais grimpent.