Un an après les dernières élections des chambres d’agriculture, la tête du réseau a présenté à la presse le 19 mars 2026 son plan stratégique national « Ambition 2030 » qui sera décliné localement. L’objectif pour Chambres d’agriculture France ? Recentrer le conseil sur la performance des exploitations agricoles.
« C’est retrouver la capacité à réinventer le développement agricole qui était l’une des forces de la France il y a 50 ans », a expliqué son président Sébastien Windsor.
Le revenu « au cœur des préoccupations »
Un virage rendu nécessaire pour l’organisme consulaire en raison des « mutations du climat et des aléas économiques et réglementaires ». Les crises récentes ont placé « le sujet du revenu des exploitations agricoles au cœur des préoccupations », estime le président de la tête de réseau. Une amélioration du revenu qui passe par le déploiement de nouveaux projets dans les fermes. Sans rentabilité, les exploitants ne pourront pas s’adapter au changement climatique, ni assurer la pérennité de leur exploitation ont expliqué les représentants de Chambres d’agriculture France présent.
Des projets que les chambres d’agriculture entendant accompagner grâce à un « conseil global » à l’échelle de l’exploitation et la mise à disposition de « conseillers référents » dans chaque chambre pour le réaliser. Un conseil qui doit notamment porter sur la « vivabilité » du métier d’agriculteur est un enjeu pour pouvoir attirer des jeunes selon les Chambres.
« Lever le pied sur l’accompagnement réglementaire »
L’approche de conseil « global » signifie également moins de « conseils d’optimisation ». Un dernier conseil que Sébastien Windsor illustre par le conseil « sur la conduite du blé ou de la composition de la ration des vaches ». Il le justifie aussi par la « montée en niveau » des agriculteurs qui attendent davantage un accompagnement sur « l’approche globale du système d’exploitation ».
Ce virage stratégique des chambres ne se fait pas sans réduire la voilure sur certaines prestations. Sébastien Windsor a indiqué qu’elles allaient « lever le pied sur l’accompagnement réglementaire » pour pouvoir réinvestir des forces vives sur la création de valeur dans les fermes. La part belle sera aussi donnée au développement des filières plutôt qu’à l’émergence de nouvelles. « C’est aussi un des éléments que nous voulons changer », explique le président de Chambres d’agriculture France.