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Un berger chargé par un ours en Ariège

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« Heureusement, le berger a eu le temps de rentrer et de refermer la porte de la cabane », a relaté le maire de la commune. © Georges Bartholi/ Divergence

Dans la nuit du 3 au 4 août, à Saint-Lary, un ours a poursuivi un berger après avoir attaqué ses brebis.

Pour Gérard Dubuc, le maire de Saint-Lary (Ariège), l’incident qui s’est déroulé sur sa commune est une première.

Selon l’édile, les faits se sont produits vers 1h dans la nuit du mardi 3 au mercredi 4 août, à 2 000 m d’altitude. « Le berger a entendu du bruit et des mouvements près de sa cabane. Il est sorti pour voir ce qui se passait […]. L’ours a laissé les brebis qu’il poursuivait et a chargé en direction du berger, raconte le maire. Heureusement, il a eu le temps de rentrer et de refermer la porte. »

Pour la Fédération nationale ovine (FNO), « les ours doivent avoir peur de l’homme, c’est une question de sécurité publique ».

La FNO plaide pour l’autodéfense

Le syndicat plaide pour « l’autodéfense des bergers et des éleveurs, c’est-à-dire le droit d’assurer leur sécurité en cas d’attaque d’ours ». Il demande également que l’effarouchement renforcé, conduit par les agents habi­lités de l’État, soit « généralisé à l’ensemble des zones de présence des ours ».

Une requête également formulée par le Modef. Le syndicat défend par ailleurs, au nom de la solidarité nationale, la prise en charge en totalité des surcoûts imposés aux éleveurs par la présence des grands prédateurs. « Les principales victimes de la présence des prédateurs sont toujours les éleveurs », appuie-t-il.

V. G. avec l’AFP

Un « parlement de la montagne ariégeoise »

Le département le plus impacté par les attaques d’ours s’apprête, d’ici le mois de septembre, à créer une instance locale pour gérer le dossier ours avec un « parlement de la montagne ariégeoise ». « Nous souhaitons ainsi une réaction de l’État qui ne répond pas à nos propositions, déclare Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture. Cette structure rassemblera les élus (conseil départemental, les communautés de communes Couserans-Pyrénées et de la Haute-Ariège…) et la profession agricole (syndicats, chambre, fédération pastorale). »

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Cet article est paru dans La France Agricole

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