Une étude dévoilée le 19 mars 2026 et menée conjointement par Santé publique France et l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) met fin à une idée reçue : les produits alimentaires dont le Nutri-score est élevé, A et B, seraient vendus plus chers que les produits moins bien notés, D ou E.

C’est à travers ses différents travaux que Santé publique France a identifié, à plusieurs reprises, cet a priori de la part des consommateurs. Pour la première fois, une étude s’intéresse au lien entre le Nutri-score et le prix des produits.

Le Nutri-score n’aggrave pas les inégalités

Les résultats montrent qu’il existe « un décalage entre la perception des consommateurs et la réalité du marché ». Déjà, parce que le lien entre Nutri-score et prix diverge selon les catégories de produits. Parfois le prix augmente lorsque le Nutri-score se dégrade, parfois il diminue. Les chercheurs donnent un exemple concret : certains yaourts à base de lait autre que celui de vache affichent un Nutri-score A ou B et sont pourtant moins chers que d’autres yaourts notés D ou E. C’est le cas également d’une catégorie de sauces pestos et végétariennes pour pâtes.

Aussi, parce qu’au sein d’une même catégorie de produits affichant plusieurs Nutri-score, le prix reste inchangé. C’est le cas par exemple de certains pains de mie qui ont le même prix, qu’ils soient notés A ou D.

Dans l’attente d’analyses complémentaires, l’étude n’a pas encore été publiée dans une revue scientifique indépendante. Toutefois, ces premiers résultats apparaissent « cruciaux », concluent les chercheurs. Car ils confirment que « le Nutri-score ne contribue pas à aggraver les inégalités sociales de santé ».