« Les prix des produits laitiers industriels ont sensiblement baissé au cours des derniers mois », affirme Benoît Rouyer, économique du Cniel dans la conjoncture laitière de février 2026. Avec un recul de 3 000 € la tonne depuis l’été dernier, le prix du beurre s’établit à 4 500 € la tonne. La poudre de lait écrémé avait, quant à elle, atteint un point bas à 2 000 € la tonne à la fin de l’année 2025. Elle s’est redressée à 2 300 € au début de l’année 2026, un niveau qui reste « relativement faible », selon l’économiste.

Production soutenue dans les grands bassins

La production laitière est très dynamique dans les grands bassins exportateurs mondiaux. Durant les douze derniers mois, elle a augmenté de 1,8 % en Nouvelle-Zélande, de 2,7 % aux États-Unis et de 1,9 % au sein de l’Union européenne. En France, elle s’est redressée de 1,9 % en 2025 par rapport à 2024. « La production laitière augmente ainsi pour la deuxième année consécutive », indique Benoît Rouyer. Une tendance qui se poursuit en ce début d’année 2026 malgré le contexte sanitaire « particulièrement préoccupant » qui avait entraîné une baisse de production dans plusieurs bassins laitiers français.

Le prix du lait en hausse sur l’année

Le prix unitaire des charges dans les élevages laitiers continue d’évoluer modérément. L’indice général Ipampa pour le lait de vache de l’Institut de l’élevage recule de 2 % en décembre 2025 par rapport au même mois en 2024.

D’après l’enquête mensuelle laitière de FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel s’établissait à 455 € les 1 000 litres en décembre 2025, soit 3 € de moins que l’année précédente. Sur l’ensemble de l’année 2025, le prix moyen atteint 468 € les 1 000 litres, soit 27 € de plus qu’en 2024.

En magasins, les prix des produits laitiers évoluent peu. Seul le beurre se démarque avec une augmentation de plus de 2 % sur un an.