Les prix des produits laitiers industriels continuent leur baisse. Les dynamiques sont toutefois un peu différentes. « Malgré un recul de 2 500 € la tonne depuis l’été dernier, le prix du beurre reste au-dessus du niveau moyen des dix dernières années », rapporte l’économiste du Cniel Benoît Rouyer dans la conjoncture laitière de janvier 2026. En revanche, le prix de la poudre de lait écrémé s’avère particulièrement bas, autour de 2 000 € la tonne.
En parallèle, la collecte laitière est toujours dynamique dans les grands bassins exportateurs mondiaux, en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis et au sein de l’Union européenne. Elle a progressé de 1,3 % dans l’Union européenne à 27 sur l’année 2025.
Maintien de la collecte incertain
En France, le niveau de croissance est similaire, à cause du redressement de collecte depuis l’été 2025. Quelles sont les premières tendances pour 2026 ? « Sur les deux premières semaines de l’année, la collecte apparaît également en hausse par rapport à l’année précédente, mais la dynamique de croissance est moins nette », explique Benoît Rouyer. « Le maintien d’une collecte dynamique est incertain en France dans les mois à venir, compte tenu du contexte sanitaire préoccupant et du prix élevé des vaches de réforme. »
Dans les élevages laitiers, le prix unitaire des charges évolue modérément. L’indice général Ipampa du lait de vache de l’Institut de l’élevage se trouve ainsi en recul de 1 % par rapport à la fin de 2024. Selon l’enquête mensuelle laitière de FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel était de 460 €/1 000 litres en novembre 2025, un prix quasiment similaire à celui de novembre 2024. Dans les magasins, les prix des produits laitiers évoluent peu, sauf pour le beurre. Il présente une augmentation de plus de 2 % sur un an.