L’heure est à l’accélération pour substituer les carburants fossiles. Au printemps, l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France (AAMF) annonçait l’ouverture de cent stations-service à la ferme d’ici à 2024. À l’occasion de son assemblée générale, le 29 septembre 2021 à Loches, dans le Loir-et-Cher, l’association a surenchéri en prévoyant cinq cents points de distribution de bio-GNV (biométhane pour les véhicules) en 2025.

Le carburant sera distribué directement sur les fermes, ou bien sur des réseaux gaziers à proximité. L’idée affichée est de créer une marque commune pour réunir les agriculteurs méthaniseurs fournisseurs de bio-GNV.

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Bilans carbone et valorisation des modèles agricoles

L’autre annonce de cette assemblée générale porte sur la réalisation de bilans de gaz à effet de serre pour accompagner les adhérents et démontrer la durabilité de leurs pratiques. Des méthodes de calcul vont être déployées pour que « ces externalités positives soient valorisées sous forme de crédits carbone à travers le label bas carbone. »

Enfin, l’AAMF pointe du doigt les incertitudes liées aux nombreuses évolutions réglementaires. Elle demande explicitement au gouvernement, aux organisations professionnelles agricoles et aux fournisseurs d’énergie « de reconnaître davantage les modèles agricoles », qu’elle estime lésés face aux modèles de méthanisation industrielle.

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Gildas Baron