« La certification et l’envoi de protéines animales vers la Chine sont normalisés et pourront reprendre dès aujourd’hui », a expliqué le ministère de l’Agriculture du Brésil dans un communiqué du 15 décembre 2021.

« L’importation de viande bovine désossée d’animaux de moins de 30 mois provenant du Brésil peut reprendre », a pour sa part précisé l’Administration générale des Douanes chinoises le même jour.

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Des cas « spontanés »

Cet embargo avait été imposé le 4 septembre 2021 conformément à un protocole bilatéral existant entre les deux pays, même si le ministère avait assuré qu’il n’y avait « aucun risque pour la santé humaine ou animale ».

Les deux cas d’ESB, encéphalopathie spongiforme bovine, ont été détectés chez des « animaux d’âge avancé » lors d’inspections sanitaires, dans le Minas Gerais (sud-est) et le Mato Grosso (centre-ouest), étaient « atypiques ». Cela signifie que la maladie est apparue « de manière spontanée et sporadique, sans relation avec l’ingestion d’aliments contaminés ».

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Un impact minimal

Le Brésil est le plus gros exportateur de viande bovine au monde, et près de la moitié (48 %) est vendue à la Chine.

Les exportations de viande bovine brésilienne ont totalisé plus de 4 milliards de dollars en 2020. Le Brésil a exporté 2,2 millions de tonnes de viande en 2020, 14,4 % du marché international, devant l’Australie et les États-Unis, selon les chiffres officiels du ministère.

Le gouvernement brésilien estime toutefois que l’impact de l’embargo sera « minimal » pour le résultat de l’année 2021. « S’il y a vraiment une différence (par rapport à 2020), elle sera inférieure à 2 % », a expliqué Orlando Leite Ribeiro, secrétaire au Commerce international du ministère de l’Agriculture.

AFP