Dans une communication du 17 septembre 2021, l’agence britannique de santé animale et végétale (APHA) souligne qu’il n’existe « aucun risque pour la santé alimentaire », faisant suite à la détection d’un cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans une exploitation située dans le Somerset. Le bovin est mort et a été enlevé de l’exploitation, située dans le Somerset.

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Des investigations sont en cours

Ce cas concernait une vache de six ans et demi dans une exploitation laitière, selon l’OIE. « La vache était pleine et proche de mettre bas. L’éleveur avait remarqué un comportement inhabituel, notamment un port de tête anormal, des boulets cambrés et de l’agressivité. L’animal a été euthanasié en raison d’une suspicion de fièvre vitulaire, sans réponse au traitement, le 2 septembre 2021. »

La détection de ce cas a eu lieu dans le cadre du programme de surveillance réglementaire portant sur les bovins trouvés morts âgés de plus de 48 mois. « L’animal n’a pas été envoyé à l’abattage et n’est pas entré dans la chaîne alimentaire, ajoute l’OIE. Une enquête épidémiologique complète est en cours. Toutes les cohortes et la progéniture de ce cas unique d’ESB ont été identifiées et soumises à des restrictions de déplacement. Elles seront abattues et soumises à un dépistage de l’ESB. »

Par mesure de précaution, « des restrictions de circulation ont été mises en place pour arrêter les mouvements de bétail dans la zone pendant que les investigations se poursuivent pour identifier l’origine de la maladie », a poursuivi l’agence dans un communiqué.

Il s’agit, selon sa vétérinaire en chef Christine Middlemiss, d’une « procédure standard », qui prouve que « notre système de surveillance pour détecter et contenir la maladie fonctionne ».

« Le risque général d’ESB au Royaume-Uni reste classé “contrôlé” et il n’y a pas de risque pour la sécurité alimentaire ou la santé publique », a-t-elle ajouté.

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Le Royaume-Uni peut continuer d’exporter

Des cas de la maladie apparaissent sporadiquement au Royaume-Uni depuis la crise de la fin des années 1990 qui a conduit à l’abattage de millions de bêtes. Depuis 2014 le pays a recensé cinq cas confirmés d’ESB, tous chez des animaux morts qui n’étaient pas destinés à la chaîne alimentaire humaine et ne présentaient aucun risque pour le grand public, selon l’APHA.

Comme prévu par les engagements internationaux, l’Organisation mondiale de la santé animale et les partenaires commerciaux du Royaume-Uni ont été informés, mais la capacité du pays à exporter de la viande bovine n’est pas affectée.

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27 personnes diagnostiquées en France entre 1996 et 2014

Apparue au Royaume-Uni dans les années 80, l’ESB s’était étendue à de nombreux pays en Europe et dans le monde à cause de l’utilisation de farines animales contaminées. Soupçonnée d’être à l’origine du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ) chez l’homme, elle avait suscité l’inquiétude des consommateurs et fait chuter les achats de viande.

L’ampleur exacte de l’épidémie chez l’homme reste inconnue. Le nombre de cas du nouveau variant de la MCJ a diminué depuis 2000, alors que l’épidémie d’ESB était maîtrisée. De 1995 à 2016, 178 personnes, toutes décédées, ont été diagnostiquées au Royaume-Uni, tandis que 27 sont mortes de la maladie en France entre 1996 et 2014.

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AFP