Pour la Fédération nationale bovine (FNB), c’est le sacrifice de trop. « Alors que nous parvenons, moins que jamais, à concrétiser dans notre secteur les promesses des États-généraux de l’alimentation pour obtenir des prix couvrant notre coût de production, nous allons subir une nouvelle baisse de revenu », dénonce l’association spécialisée de la FNSEA, au nom des éleveurs de bovins allaitants.

Dans sa lettre adressée à Julien Denormandie, le syndicat pointe un argumentaire « irrationnel et biaisé » dans les arbitrages faits sur les aides couplées aux bovins allaitants. « Pour finaliser cette réforme de la Pac, faites le choix du bon sens ! » plaide la FNB.

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Une nouvelle perte difficile à encaisser

« Pourquoi ces éleveurs devraient-ils « financer », par une baisse supplémentaire de leurs aides couplées, ce rééquilibrage qui, dans les autres productions, semble parfaitement naturel et justifié ? » interroge le syndicat. Pour la FNB, le secteur des bovins à viande sera « le seul perdant de la Pac » puisqu’il devra financer près de 80 % de la hausse des aides couplées aux protéines végétales.

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« Nous demander une contribution supplémentaire dans le cadre de cette “compensation de la convergence”, dont la justification ne repose sur aucun argument recevable, reviendrait alors, Monsieur le Ministre, à nous envoyer ce message clair : la France souhaite se passer de notre production », argue le syndicat.

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Lucie Pouchard