« Les couvertures vives c’est confortable. Vous n’avez pas besoin de ressortir le semoir l’été », explique Hubert Charpentier, agriculteur à Brives (Indre). En effet, une couverture vive (ou couverture permanente) est un couvert qui est maintenu en vie sous la culture principale. Quand vient la moisson, le couvert est prêt à repartir et à profiter de toute la lumière.

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Maximisation des effets positifs du couvert

Selon Hubert Charpentier, la couverture vive présente plusieurs autres avantages : « Elle est beaucoup plus riche que la couverture annuelle car elle est là toute l’année » Cela est valable pour tous les rôles qu’elle remplit comme par exemple la structuration des sols et la synthétisation de l’azote.

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Réussite du couvert et monoculture rendues possible

« Autre avantage, vous êtes sûr de réussir le couvert », explique l’agriculteur. En effet, une plante déjà installée est beaucoup moins sensible aux coups de chaud de l’été ou aux ravageurs.

Quatrième avantage, Hubert Charpentier précise que la couverture vive rend possible la monoculture puisque le couvert vient casser les effets négatifs du précédent. « C’est comme si vous faisiez luzerne-blé, luzerne-blé. Vous n’aurez pas de baisse de rendement ». La durée possible de la monoculture est quand même limitée par le salissement de la parcelle.

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Quelle plante utiliser pour la couverture vive

L’ancien chercheur du Cirad utilise de la luzerne dans les terres argilo-calcaire. Dans ses terres plus acides, il utilise plutôt du trèfle blanc ou du lotier corniculé car la luzerne n’aime pas les sols acides.

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Renaud d’Hardivilliers