« La première motivation qui m’a emmené vers l’agriculture de conservation, c’était un point de vue économique », explique Éric De Wulf, céréalier dans l’Aisne, interrogé par La France Agricole au printemps 2019. Mais l’agriculteur s’est aussi laissé rattraper par l’agronomie et l’intérêt que cela lui procurait. « On retrouve une certaine liberté, on retrouve l’initiative », se réjouit-il, en avouant qu’il n’avait pas trop de plaisir à cultiver ses terres à l’époque du labour. « Ça redonne un vrai goût à notre métier. »

Baisser l’usage de la chimie

Éric De Wulf n’utilise plus d’insecticide sur colza, ni de régulateur sur les blés. Il limite les autres traitements phytosanitaires au maximum. « Je n’ai plus besoin d’insecticide car j’ai des insectes », ironise-t-il. Son système de culture repose sur la préservation de toute la vie que contiennent ses sols.

Ne pas rester seul

L’agriculteur encourage ceux qui veulent passer en semis direct à faire partie d’un groupe formel ou informel afin de partager les retours d’expérience. « Ça ne sert à rien de faire les mêmes erreurs que ceux qui ont commencé il y a 20 ans », estime-t-il. Avoir un bon technicien est le troisième conseil d’Éric De Wulf.

Les semoirs Weaving

Éric De Wulf a d’abord utilisé un semoir à disques droits, qui avait l’inconvénient de mettre de la paille dans le sillon de semis. Pour résoudre ce problème, il est passé au semoir à dents, mais celui-ci bouge trop de terre à son goût.

« En deux ans, j’ai resali ma ferme », déclare-t-il. Il a finalement trouvé un semoir à disques inclinés de la marque Weaving qui ne présente, selon lui, aucun des deux inconvénients précédents.

Renaud d’Hardivilliers
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