La Chine a annoncé ce jeudi 12 février 2026 qu’elle allait finalement imposer sur certains produits laitiers importés de l’Union européenne (UE) des droits de douane sensiblement moins élevés que prévu, mais qui pourront tout de même atteindre 11,7 %. Le gouvernement chinois a pris cette décision à l’issue d’une enquête anti-subventions lancée en août 2024.
Pour les Européens, cette procédure est jugée comme une mesure de rétorsion, car elle avait été annoncée au lendemain de l’annonce par l’Union européenne de sa décision d’imposer des droits de douane élevés sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.
Des droits de douane de 7,4 à 11,7 %
L’enquête chinoise a finalement établi que certains produits laitiers de l’Union européenne ont bénéficié de subventions ayant abouti à « un préjudice réel pour l’industrie laitière chinoise », a indiqué le ministère chinois du Commerce le 12 février 2026. Les nouveaux droits de douane, qui peuvent aller de 7,4 % à 11,7 %, seront appliqués à partir de vendredi et pour cinq ans, a-t-il précisé.
Ces droits de douane concernent toute une série de produits, notamment les fromages frais et transformés, les fromages bleus ainsi que certains laits et crèmes. Des droits de douane « provisoires » de 21,9 % à 42,7 % étaient entrés en vigueur en décembre.
Les relations commerciales entre l’Union européenne et la Chine sont sous tension depuis 2024. Après le bras de fer sur l’automobile, Pékin a également ciblé les importations de cognac et autres brandys européens. L’Union européenne reproche aussi à la Chine d’entretenir à coups de subventions d’énormes surcapacités dans la production d’acier, qui mettent en péril l’industrie européenne.