Les huit présidents des départements alpins (1) demandent au Premier ministre, Sébastien Lecornu, de relever « significativement dès 2026 » le taux de prélèvement des loups à 30 %. Ils estiment que le fléau de la prédation « impacte durement » les troupeaux et que cela engendre une « vraie détresse morale et psychologique parmi les bergers témoins et victimes de ces attaques ».
Le pastoralisme constitue un atout pour leurs territoires. « C’est un atout déterminant et irremplaçable de notre patrimoine rural culturel et de nos sociétés rurales », expliquent-ils dans un communiqué de presse diffusé le 9 février 2026.
En 2025, le taux de prélèvement était parvenu à se maintenir à 19 %, mais la préfète coordinatrice du plan loup avait dès le mois de juin ordonné un ralentissement des autorisations de tirs. Si bien qu’en fin d’année le relèvement du taux de prélèvement de 2 points, prévu dans le plan loup, n’avait pas été nécessaire.
En janvier 2026, sous la pression de la colère des agriculteurs, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, avait annoncé le relèvement du taux à 21 % dès le début de l’année. L’arrêté n’est toutefois pas encore publié. « Cette gestion des prélèvements n’est pas satisfaisante », pour Claude Font qui s’occupe du dossier loups à la Fédération nationale ovine (FNO).
Avec un taux de 30 % sur une population estimée à 1 082 loups, ce sont 325 loups au lieu de 205 actuellement qui pourraient être prélevés.
(1) Eliane Barreille, présidente du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Marie Bernard, président du conseil départemental des Hautes-Alpes, Charles-Ange Ginesy, président du conseil départemental des Alpes-Maritimes, Franck Soulignac, président du conseil départemental de la Drôme, Jean-Pierre Barbier, président du conseil départemental de l’Isère, Hervé Gaymard, président du conseil départemental de la Savoie, Martial Saddier, président du conseil départemental de la Haute-Savoie, Dominique Santoni, présidente du conseil départemental du Vaucluse.