Pour la Coordination rurale (CR), la baisse du prix du lait en Europe ne constitue pas une surprise. Dans un communiqué du 10 février 2026, le syndicat dépeint une filière aux volumes de plus en plus importants sur les vingt dernières années, qui n’a pas anticipé les capacités d’absorption du marché. Selon lui, la collecte européenne a augmenté « de plus de 30 millions de tonnes supplémentaires entre 2000 et 2023 ».

La Coordination rurale appelle à mettre en place « une régulation adaptée, permettant d’agir en amont lorsque les premiers signaux de déséquilibre apparaissent ». Les dispositifs européens de réduction volontaire de la production « ont déjà prouvé leur efficacité lors de crises passées » estime-t-elle.

« Poudre de lait pour l’alimentation animale »

Exit les « réactions tardives » ! Pour le syndicat, l’Union européenne doit « engager une stratégie laitière cohérente » stabilisatrice pour éviter « les cycles récurrents de surproduction et de crise ».

Pour réguler l’équilibre des matières, la Coordination rurale propose d’orienter des volumes de poudre de lait vers l’alimentation animale. « La Commission européenne doit mettre en place un modèle économique pour éviter les excédents de poudre de lait écrémé ».

La Confédération paysanne a également réagi en demandant une réduction obligatoire des volumes de lait en Europe. L’Organisation de producteurs European Milk Board appelle pour sa part à une réduction volontaire des volumes, tout comme de nombreux États membres de l’Union européenne, en soutien à l’initiative de l’Italie (Grèce, Portugal, Roumanie, République tchèque, Lituanie, Malte, Bulgarie, Pologne).