La moyenne nationale affichera 406,53 €/1000 litres en prix de base pour l’Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis (Unell) en février et mars 2026. Une fois converti sur la base d’un lait à 41 g de matière grasse et 33 g de matière protéique, le prix passe à 421,53 €/1 000 litres.
Ce niveau de prix prend en compte la décision de Lactalis de maintenir la valorisation des prix PGC France 2026 au niveau de 2025. Mais la formule de prix est sévèrement impactée par la dégradation spectaculaire des marchés des ingrédients laitiers, ainsi que du prix du lait en Allemagne, indicateur caractérisant les marchés PGC à l’exportation. « Sur les quatre derniers mois, le prix du beurre a reculé d’environ 40 %, tandis que celui de la poudre de lait a diminué d’environ 20 % », informent Lactalis et l’Unell dans un communiqué conjoint.
Les négociations commerciales dans le viseur
L’accord sur le prix dépasse celui attendu dans la formule de calcul habituelle. Il intègre un « ajustement positif » de 3,5 €/1 000 litres. « Cette mesure, destinée à atténuer l’impact d’une conjoncture défavorable et à soutenir les producteurs français, représente une enveloppe de 2,7 millions d’euros », indique le communiqué.
Les deux parties dénoncent des « demandes de déflation déconnectées de la réalité économique agricole et industrielle » dans des négociations commerciales « particulièrement tendues » avec la distribution. Elles demandent à la centrale d’achat européenne Everest de « lever immédiatement les déréférencements de produits laitiers en cours qui fragilisent la filière ».