Si les accidents de chasse ont tendance à diminuer sur les 20 dernières années, le gouvernement veut accélérer la dynamique par un lot de nouvelles mesures.

Des nouvelles règles avant Noël

Bérangère Couillard,  secrétaire d'État à l'Écologie a affiché le 25 octobre 2022, lors d'un déplacement de la Marne auprès d'agents de l'Office français de la biodiversité (OFB) son souhait d'une " réflexion " sur le sujet de la sécurité. Si Bérangère Couillard a demandé à l'OFB un renforcement des contrôles durant les vacances de la Toussaint, les nouvelles mesures pour améliorer la sécurité seront annoncées avant Noël.

Elles pourront s'appuyer en partie sur celles du rapport d'information du Sénat publié le 14 septembre 2022 que la secrétaire d'État veut enrichir et approfondir lors d'une concertation " dans les prochaines semaines " avec la Fédération nationale des chasseurs, les associations d'utilisateurs de la nature ainsi que les parlementaires et les élus, selon un communiqué du 26 octobre.

" Mon objectif est clair : je veux une sécurité maximale pour tous. Riverains et chasseurs. Et cela passera par un meilleur respect des règles, une information plus importante auprès des riverains et un meilleur partage de l’espace ", a précisé Bérangère Couillard.

Limiter le taux d'alcoolémie des chasseurs

" Sur les conditions de la chasse, un consensus se dessine sur l’harmonisation des règles de sécurité dans l’ensemble du territoire. Tel que l’intégration de la règle de l’angle de tir de 30° dans les schémas départementaux de gestion cynégétique ou l’encadrement du taux d’alcoolémie lors de la pratique ".

Sur ce dernier point, le rapport du Sénat préconisait d'aligner l'alcoolémie retenue ainsi que leurs sanctions sur les règles en vigueur en matière de code de la route, soit à partir de 0,5 gramme d'alcool par litre de sang.

La crainte d'un " saucissonage de la nature "

Des consensus restent en revanche encore à trouver sur l'information du public et le partage de l'espace entre les chasseurs et les autres usagers. Le Sénat recommande ainsi d'abandonner l'idée d'un jour sans chasse au niveau national. Un abandon soutenu par d'autres associations de sports de nature.

" Il est apparu que nombre d'entre elles craignent que, après l'interdiction de la chasse, d'autres pratiques soient interdites certains jours dans la nature : VTT, équitation, alpinisme... pour limiter le dérangement de la faune. Elles craignent également que l'interdiction de la chasse certains jours ne soit un premier pas vers la mise sous cloche de zones du territoire où l'homme ne pourrait plus se rendre que dans certaines conditions ou dans certaines limites. Une telle interdiction pourrait conduire à un « saucissonnage » de la nature ", relèvent les sénateurs. Ces derniers plaident en faveur du dialogue local pour trouver des solutions au niveau de chaque territoire.