« La hausse exponentielle des coûts de l’énergie de ces derniers mois et les incertitudes grandissantes sur les possibilités d’approvisionnement inquiètent les acteurs de la filière céréalière », alerte Intercéréales dans un communiqué le 28 septembre 2022. L'interprofession juge la hausse de prix « insoutenable ».

« Production agricole, fabrication d’amidon, de farine, de malt, de semoule, d’aliments pour animaux d’élevage, séchage du maïs, fertilisation, transports des céréales et produits céréaliers, conservation des grains dans les silos : la filière céréalière a d’ores et déjà des difficultés face aux hausses des prix de l’énergie », estime l'interprofession. Cité dans le document, Jean-François Loiseau, président d’Intercéréales, estime que « le mur actuel des prix de l’énergie ne pourra pas être franchi dans les semaines qui viennent pour beaucoup d’entreprises de la filière ».

Contrats qui arrivent à échéance

Les contrats d'énergie vont être renégociés dans les mois à venir. « Si rien n’est fait, cette hausse des prix sera une menace sévère » pour la pérennité des entreprises, estime Intercéréales. « Dans ce contexte, la filière céréalière est prête à travailler avec le gouvernement afin de coconstruire des solutions pour revenir à un prix de l’énergie soutenable en favorisant également la transition énergétique d’ores et déjà engagée. »

La filière des fruits et légumes a fait part d'inquiétudes similaires quelques jours auparavant.