« La recharge, exceptionnellement importante en février 2026, se poursuit avec 84 % des nappes phréatiques en hausse, a annoncé le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) au cours d’un point avec la presse organisé le mardi 10 mars 2026. La situation globale s’améliore sensiblement avec un contraste entre le niveau des nappes du sud très largement au-dessus des normales et le niveau des nappes du nord-est et des nappes inertielles proche des normales ou au-dessous. »
Ainsi, 67 % des points d’observation sont au-dessus des normales mensuelles. Une situation comparable, voire meilleure que celle de février 2025 (61 % des points d’observation au-dessus des normales mensuelles). « Il y a même 24 % des niveaux avec des conditions très hautes, ce qui reste assez exceptionnel. 15 % sont autour des normales, 18 % au-dessous et 0 % sont très bas. En fait sur les 450 points du bulletin il n’y en a qu’un seul qui est très bas. Une situation qu’on n’avait pas rencontrée depuis plusieurs années ! » a précisé Violaine Bault, hydrologue au BRGM.
Situations excédentaires…
En détail, les nappes présentant des niveaux très excédentaires, par rapport aux mois de février des années antérieures, sont :
- Les nappes des calcaires jurassiques et crétacés du nord-est du Bassin aquitain et des nappes du socle du plateau du Limousin et de la Châtaigneraie ;
- Les nappes alluviales de la Garonne, de la Dordogne et de leurs principaux affluents ;
- Les nappes du socle de la Bretagne ouest ;
- Les nappes alluviales et des formations tertiaires du littoral du Languedoc et de Corse ainsi que les nappes des calcaires karstifiés du sud du Massif central et de Provence.
… et moins favorables
Les nappes avec des niveaux modérément bas par rapport aux mois de février des années précédentes, sont :
- Les nappes du nord-est (Avesnois, Champagne et Lorraine) sont déficitaires mais les situations s’améliorent pour atteindre des niveaux autour de la moyenne à modérément bas ;
- Les nappes inertielles du Bassin parisien et de l’Artois affichent des situations proches des normales ;
- Les pluies ont été peu efficaces pour les nappes inertielles du couloir Rhône Saône, qui restent à des niveaux proches des normales.
« Le bilan provisoire de la recharge hivernale permet d’espérer des niveaux satisfaisants sur une grande partie des nappes réactives pour le trimestre prochain. Cependant, des incertitudes existent concernant l’efficacité des pluies du printemps, avec la reprise de la végétation. Les prévisions à plus long terme restent incertaines », conclut le BRGM.