Entre le mois de janvier 2025, marqué par un déficit notable, et janvier 2026, l’excédent commercial agroalimentaire français a augmenté de 272 millions d’euros pour atteindre +92 millions d’euros, indique Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note de conjoncture diffusée le 17 mars 2026. Cette progression s’explique surtout par une baisse des importations plus forte que celle des exportations.

Une reprise des ventes de céréales auprès des pays tiers

Le solde avec les pays tiers s’améliore nettement sur un an, grâce à la hausse des exportations françaises (+110 millions d’euros). Cette dernière est portée principalement par une reprise des ventes de céréales et d’oléoprotéagineux en comparaison des bas niveaux exportés en janvier 2025.

Mais elle tient aussi au recul en valeur des importations (–310 millions d'euros), dû en partie à la chute des cours mondiaux du cacao, ainsi que par la baisse des importations d’huiles et de graisse.

Un déficit stable des échanges commerciaux avec l’UE

Avec l’Union européenne, le déficit agroalimentaire reste stable sur un an, autour de –194 millions d'euros, mais les évolutions sont « contrastées en fonction des produits », souligne Agreste. Ainsi, le service constate une hausse de l’excédent commercial en produits bruts (+79 millions d’euros sur an à 572 millions d’euros) « porté par les exportations de céréales, d’oléoprotéagineux et de bovins vivants ».

En revanche, un creusement du déficit commercial s’observe en produits transformés (de –70 millions d'euros à –766 millions d'euros), « du fait notamment de l’augmentation des importations de viandes et de produits à base de viande ». À l’inverse, le solde des échanges commerciaux en produits laitiers et fromages s’améliore de 42 millions d’euros en janvier 2026. C’est le résultat d’une baisse en valeur des importations bien supérieure à celle des exportations, « liée à la forte baisse des prix mondiaux du beurre », note Agreste.

Un excédent en hausse sur les produits agricoles bruts

De manière générale, les échanges de produits agricoles bruts dégagent un excédent de 140 millions d’euros en janvier 2026, soit un solde supérieur de 251 millions d’euros à celui de janvier 2025. Cette évolution résulte principalement de la hausse de la valeur des exportations (+220 millions d’euros en un an), notamment grâce au rebond des ventes françaises de céréales qui ont atteint 697 millions d’euros en janvier 2026 et « de fortes hausses des envois vers l’Afrique du Nord et l’UE ».

Enfin, l’augmentation de l’excédent français de produits agricoles bruts provient aussi d’une progression des exportations françaises de bovins vivants (+31 % en valeur sur un an) pour atteindre 228 M€ en janvier 2026.

Le déficit subsiste sur les produits agricoles transformés

« Le solde des échanges de produits transformés (industries agroalimentaires et tabacs) s’établit, quant à lui, à –48 millions d'euros en janvier 2026 contre –69 millions d'euros un an plus tôt », indique Agreste. Le déficit commercial s’aggrave donc encore un peu et concerne toutes les catégories de produits qui subissent une baisse des exportations de 258 millions d’euros en valeur sur un an (–5 %).