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La demande française soutient les prix des vaches

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Viande bovine - La demande française soutient les prix des vaches

Les ménages continuent de privilégier l’origine France dans leurs achats de viande bovine, et dopent les prix des femelles. Partout en Europe, les cours sont bien orientés.

En France, la dynamique continue de jouer en faveur du marché des femelles. La semaine 18 (du 3 au 9 mai 2021), la vache U cote 4,68 €/kg de carcasse, en hausse de 7 % sur un an, et de 5 % par rapport à 2019. Le cours de la vache R, qui s’établit à 4,07 €/kg, enregistre la hausse la plus marquée : + 9 % sur un an, + 6 % par rapport à 2019. La cotation de la vache O affiche 3,23 €/kg (+ 8 % sur un an, égale à 2019) et celle de la vache P, 3,00 €/kg (+ 10 % sur un an, + 4 % par rapport à 2019).

Abattages en hausse

Le deuxième confinement, mis en place en novembre 2020 pour lutter contre le Covid-19, et le renforcement du télétravail, début avril 2021, ont incité les Français à prendre davantage de repas à domicile. « La réouverture partielle des restaurants, depuis le 19 mai, ne devrait pas entacher la dynamique des ventes de viande dans les circuits de détail à court terme », analyse Baptiste Buczinski, économiste à l’Institut de l’élevage (Idele).

Au niveau des abattages, l’indicateur hebdomadaire de Normabev enregistre une hausse significative par rapport aux deux années précédentes. Pour les semaines 15 à 18, l’offre abattue en vaches laitières dépasse de 7 % le niveau de 2019 (année normale). Les abattages de vaches et de génisses de type viande sont supérieurs de 6 % par rapport à 2019.

« Cette production haussière est loin d’encombrer le marché français, qui est en demande. Elle confirme toutefois la poursuite de la décapitalisation », relève l’Idele dans ses dernières tendances.

Une offre contenue en Europe

Dans les autres pays européens, l’offre reste contenue et les prix se hissent à de hauts niveaux. « Cette orientation devrait permettre de soutenir les prix français à l’approche de la reprise complète de la restauration », estime Baptiste Buczinski. En Allemagne, les disponibilités en réformes ont été limitées et la demande est vive.

« Les cotations ont donc logiquement poursuivi leur hausse saisonnière », poursuit-il. En semaine 17 (du 26 avril au 2 mai 2021), la cotation allemande de la vache O s’élève à 3,08 €/kg (+ 22 % sur un an, + 2 % par rapport à 2019). « C’est 15 centimes de plus en un mois et 50 centimes de plus depuis le début de l’année. »

Au 1er avril, le cheptel français de vaches allaitantes se repliait de 1,9 % par rapport à 2020 et celui de laitières de 2 %. © J. Chabanne

En Irlande, l’offre dans toutes les catégories a été encore restreinte tout au long du mois d’avril, malgré une demande soutenue des abattoirs. Dans ce contexte, le cours de la vache O atteint 3,35 €/kg en semaine 17, soit un bond de 23 centimes en un mois.

Du côté du Royaume-Uni, les cours battent de nouveaux records chaque semaine.

En Pologne, celui de la vache O se redresse doucement, pour atteindre 2,70 €/kg en semaine 17 (+ 16 % sur un an, + 3 % par rapport à 2019).

Lucie Pouchard

Les ventes au détail conservent un bon rythme

De janvier à la fin d’avril, les ventes de produits de grande consommation et de produits frais en libre-service (incluant les viandes) maintiennent une dynamique haussière : + 1 % par rapport à 2020 et + 9 % rapport à 2019.

Au premier trimestre de 2021, la consommation intérieure de viande bovine française (veau inclus) aurait atteint 312 200 tonnes équivalent carcasse, soit 4 % de plus qu’en 2020 et 3 % supplémentaires par rapport à 2019.

Du côté du commerce extérieur, les importations françaises de viande bovine sont restées largement en retrait durant le premier trimestre en comparaison aux deux années précédentes (- 14 % par rapport à 2020 et - 26 % par rapport à 2019). Les exportations ont aussi fléchi, mais dans une moindre mesure (voir les infographies).

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Davantage d’offre

Le commerce de la viande est toujours plus compliqué sur la seconde moitié de novembre. Les ménages planifient leur budget pour les achats de Noël et profitent notamment des promotions du Black Friday. L’activité commerciale est moins soutenue que ces dernières semaines alors que l’offre se montre au contraire un peu plus abondante. À cette période, les éleveurs se séparent des animaux qu’ils ne vont pas rentrer dans les bâtiments pour l’hiver.
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Cet article est paru dans La France Agricole

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