L’abattoir de truies SBA de Briec dans le Finistère, mis en accusation le 4 mai 2021 par des images de l’association L214, a « obtenu des autorités administratives la réouverture progressive de son activité », a annoncé l’établissement.

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Cette réouverture est possible depuis le mercredi 26 mai 2021, indique la direction de la Société briécoise d’abattage (SBA) dans un message, précisant avoir « déployé un plan d’actions, dans la continuité d’actions déjà engagées » visant « à renforcer les moyens de contrôles en ce qui concerne la protection animale. Ce plan d’actions a été présenté, puis approuvé, par les autorités sanitaires. »

Formation des opérateurs

L’abattoir indique que tous les opérateurs en contact avec des animaux vivants ont suivi au cours des dernières semaines une nouvelle formation en matière de protection animale et qu’un dispositif de vidéosurveillance a été mis en place sur l’ensemble du parcours des animaux vivants.

Par ailleurs, des travaux ont été réalisés afin notamment « d’améliorer la fluidité de l’avancement des animaux dans les couloirs d’amenée ». Afin de « veiller à la parfaite mise en place de ces dispositions additionnelles, la montée en charge de l’activité se fera de manière progressive », souligne l’établissement.

Une vidéo de L214

L’association de défense des animaux L214 avait diffusé le 4 mai 2021 des images montrant des truies de cet abattoir poussées à coups de pied et d’aiguillon électrique, alors qu’elles se traînaient au sol.

Immédiatement après la diffusion de ces images, l’abattoir avait annoncé la fermeture provisoire de l’unité incriminée. L214 a porté plainte « pour sévices graves commis envers des animaux » et une enquête a été ouverte par le parquet de Quimper.

La préfecture du Finistère avait contesté l’allégation de L214 qui affirmait qu’aucune suite n’avait été donnée à un rapport d’inspection vétérinaire de 2016.

L’abattoir SBA est une unité du groupe Les Mousquetaires (Intermarché) spécialisée dans l’abattage, la découpe et le désossage de truies de réforme. Quelque 2 300 porcins y sont habituellement abattus chaque semaine.

Avec l’AFP