« Conformément aux engagements pris lors de la réunion de la filière porcine le 19 octobre dernier en présence du ministre de l’Agriculture, Culture Viande propose aux abattoirs d’acquitter aux éleveurs une plus-value de deux centimes par kilo pour la prise en charge du coût de la castration des porcelets mâles sous anesthésie », affirme le syndicat, dans un communiqué publié le 8 décembre 2021.

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« Plus de 15 millions d’euros par an »

Selon Culture Viande, ce montant de deux centimes est « supérieur à l’évaluation du coût de cette opération réalisée par l’Institut du porc (Ifip) ». « C’est un montant total de plus de 15 millions d’euros qui sera ainsi annuellement versé aux éleveurs par les abatteurs », souligne la fédération de l’aval.

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En revanche, concernant les mâles entiers, Culture Viande ne compte pas déroger à la grille de qualité actuelle, qui prévoit une pénalité de 23 centimes par kilo, sur une base de 56 % de muscle (TMP). Les carcasses odorantes issues de porcs mâles entiers seront classées C3, c’est-à-dire comme sous-produits animaux non destinés à la consommation humaine.

L’interdiction de la castration à vif des porcs mâles entrera en vigueur le 1er janvier 2022.

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Vincent Guyot