La « danse de la pluie » a porté ses fruits la semaine dernière sur de nombreux secteurs. Une aubaine pour les semis de maïs : selon le bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer, publié le 7 mai, 89 % de la surface prévue en maïs était semée le 3 mai 2021, avec une avance de deux jours sur la moyenne des cinq dernières années.

Selon FranceAgriMer, les régions les moins avancées étaient la Bourgogne-Franche-Comté (75 % des semis effectués) et la Bretagne (80 %). Environ 39 % des parcelles de maïs étaient par ailleurs levées.

Tout va mieux après une bonne pluie.

Le froid reste toujours présent et « mène la vie dure » aux jeunes plantules.

Les céréales apprécient la pluie, mais le gel a laissé des traces

Les gelées se sont poursuivies plus localement la semaine dernière, comme en Bretagne.

Les dégâts de gel sur les céréales se font plus visibles. FranceAgriMer a d’ailleurs de nouveau abaissé les notes d’état des cultures dans son dernier bulletin : 79 % du blé tendre était considéré en conditions « bonnes à très bonnes » le 3 mai 2021, contre 81 % la semaine précédente. La notation de l’orge d’hiver perd également un point, à 76 %, tandis que celles du blé dur et de l’orge de printemps restent stables, à 69 % et 82 %.

Le stade des 2 nœuds était atteint par 92 % du blé tendre, « avec un retard de quatre jours sur la moyenne des cinq dernières années », note FranceAgriMer, et 7 % étaient à épiaison. L’orge d’hiver cumulait également un retard de trois jours comparativement à la moyenne des cinq dernières années sur le stade des 2 nœuds, atteint dans 99 % des parcelles. Le blé dur était en revanche en avance d’une journée (93 % au stade des 2 nœuds).

Qui dit pluie dit protection fongi.

Bactériose et ascochytose sur pois

Les épisodes de gel ont favorisé le développement de la bactériose dans certaines parcelles de pois, bactériose contre laquelle il n’existe aucune solution curative. Des cas d’ascochytose sont également signalés : « Les parcelles de pois d’hiver sont dans la période de risque, indique le bulletin de santé du végétal (BSV) de la Région Centre. L’évolution est à surveiller dès le retour de pluies significatives. »

Le BSV appelle également à la vigilance sur les pucerons verts, qui s’installent dans les parcelles. « De manière générale, le puceron vert doit être observé entre les stades des 10 feuilles ou début de la floraison et la fin du stade de la limite d’avortement (2-3 semaines après la fin de la floraison). Faisant suite aux arrivées précoces de l’an passé, il semble néanmoins important de surveiller ce ravageur dès la levée des pois, notamment en cas de temps doux et sec », indique le bulletin.

Justine Papin