Pour le SNA (1), l’Unaf (2) et l’association Terre d’Abeilles, le projet d’arrêté abeilles, qui était en consultation publique cet été, est moins protecteur que celui actuellement en vigueur. Les trois organisations apicoles appellent alors le Premier ministre « à ne pas le signer sans y avoir intégré leurs revendications » et sollicitent un rendez-vous à Matignon.

En effet, le collectif déplore n’avoir jamais été reçu par le ministre de l’Agriculture ou de la Transition écologique, et considère inacceptable l’absence de considération des contributions apportées par la filière apicole et les ONG environnementales.

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Des recommandations de l’Anses non suivies

Les trois organisations soulignent pourtant la réelle avancée que représenteraient des traitements phytosanitaires après le coucher du soleil, comme l’a recommandé l’Anses (3) dans son avis du 5 février 2019. « Le projet d’arrêté en fait abstraction, illustrant une nouvelle fois le déni scientifique de la part de l’État », déplorent-elles.

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« Réconcilier enfin agriculture et apiculture »

L’intérêt que suscitent « la préservation des abeilles et ses enjeux agroenvironnementaux, alimentaires et sanitaires devrait guider le gouvernement français », précisent les trois structures.

Il devrait, selon elles, « saisir l’opportunité de cette nouvelle réglementation pour réconcilier, enfin, agriculture et apiculture et ainsi faire rayonner notre pays », dans le cadre de sa prochaine présidence du Conseil de l’Union européenne.

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Charlotte Salmon

(1) Syndicat national d’apiculture.

(2) Union nationale de l’apiculture française.

(3) Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.