Les veaux légers ou sans potentiel représentent entre 10 et 15 % de la production et n’ont aucune valeur commerciale. Ces animaux sont considérés comme des coproduits de l’élevage laitier et certains sont euthanasiés. Cette situation est mal vécue par les éleveurs et engendre une forte tension avec les ramasseurs de veaux, des intermédiaires qui travaillent souvent pour des marges dérisoires.

 

Les intégrateurs, contraints par l’augmentation du prix des aliments, utilisent la loi de l’offre et de la demande pour imposer une forte pression sur les prix. La demande cible des veaux prim’holsteins ou normands de 45-50 kg, pour des tarifs compris entre 40 et 70 €. Les veaux plus lourds plafonnent à 90 €, mais ils sont sévèrement triés. Les intégrateurs accentuent la pression sur les veaux croisés taupes, gris, jaunes ou blanc bleu R de conformation, avec des tarifs en baisse de 20 €. Les mâles blanc bleu R de conformation se sont négociés entre 160 et 230 € ce matin à Château-Gontier, alors que les taupes se sont valorisés entre 90 et 160 €.