Sur les neuf premiers mois, les effectifs progressent d’environ 1 %, portés par une rentabilité favorable ces deux dernières années. Les abattages restent quasi stables en têtes mais progressent de 0,8 % en volume grâce à une meilleure productivité et un poids de carcasse plus élevé, en lien avec l’évolution de la grille Uniporc qui ne pénalise plus autant les animaux lourds. Au total, la production française recule légèrement en volume (–0,1 %), alors que l’offre européenne bondit de 3,6 %.

Les cotations s’affichent nettement en dessous de 2024. Sur les neuf premiers mois, le cours perd 17 centimes pour atteindre 1,72 €/kg de carcasse.
Cours baissiers
Cette tendance, observée dans toute l’Europe, s’explique aussi par des facteurs extérieurs, comme les droits de douane supplémentaires imposés par la Chine, qui bousculent le marché. Les prix pourraient encore reculer au début de 2026. Le coût de l’aliment, quant à lui, est resté stable au premier semestre avant de fléchir. Il a permis de compenser la chute des cours et de maintenir une bonne rentabilité pour les élevages.
