C’est officiel, le nombre maximal de loups pouvant être abattus chaque année passe de 19 % de la population de loups (192) à 21 % (227). L’arrêté l’autorisant a été publié le 24 février 2026 au Journal officiel. Annie Genevard, l’avait annoncé à plusieurs reprises depuis le début de l’année et notamment le 16 février 2026, lors de son déplacement en Haute-Marne où les attaques de loups ont fortement augmenté lors des derniers mois. Comme annoncé, le taux de prélèvement maximal pourra être porté à 23 % en cours d’année, selon la pression constatée et l’atteinte du plafond.

Tir de défense déclaratif

La deuxième évolution majeure concerne le tir de défense. Il n’est plus nécessaire d’obtenir une autorisation dans une zone particulièrement exposée. Une déclaration préalable au préfet est désormais suffisante. Cette souplesse est permise que l’élevage bénéficie ou non de mesures de protection.

Les tirs de prélèvement, en cas de dommages exceptionnels, pourront être autorisés y compris s’ils ont pour objectif de protéger des élevages qui ne bénéficient pas encore de mesures de protection.

Si les tirs de prélèvement ne sont accordables qu’à partir du 1er juillet de chaque année, une dérogation pourra être demandée pour obtenir un tel tir durant le premier semestre (en dehors des périodes de naissance des louveteaux, du 15 avril au 15 juin) en cas de circonstances exceptionnelles.

L’indemnisation des bêtes tuées cesse à partir de la troisième attaque si l’élevage n’a pas mis de mesures de protection, mais elle reste possible si leur mise en place est prévue ou en cours.