« L’abattage d’un loup dans le Cantal, n’est pas un simple fait divers », s’agace la Coordination rurale dans un communiqué du 3 mars 2026.
L’affaire à laquelle le syndicat fait référence remonte au début du mois de février. La dépouille d’un loup a été découverte à sur la commune de Laveissenet dans le Cantal. L’auteur du tir mortel serait un chasseur qui s’est « présenté lui-même auprès des autorités, en expliquant avoir confondu l’animal avec un renard, lors d’une battue », indiquait l’association Férus dans un communiqué du 11 février 2026. Les associations environnementalistes n’en sont pas restées là puisqu’elles ont déposé une plainte commune contre le chasseur.
Les règles de gestion des loups évoluent. (24/02/2026)
La situation est absurde s’insurge la Coordination rurale. « L’État met en place des dispositifs de tirs dérogatoires pour protéger les troupeaux, basés sur le bénévolat des éleveurs, des chasseurs et des lieutenants de louveterie. On reconnaît de fait la nécessité de réguler la prédation mais on laisse les acteurs locaux seuls face à des procédures lourdes, à la pression médiatique et à l’insécurité juridique », souligne Patrick Sastre-Couader, éleveur dans le Finistère, en charge du dossier loup pour la Coordination rurale.
L’organisation professionnelle conteste aussi les résultats et la méthode de comptage des loups. « La population réelle est potentiellement sous-estimée, ce qui fausse mécaniquement les quotas annuels de prélèvements », estime le responsable qui demande à l’État davantage de transparence sur les analyses et propose d’effectuer des prélèvements salivaires sur les animaux prédatés, pour identifier avec plus de précision les auteurs des attaques.