« Protégé ou non, l’éleveur aura le droit à un tir de défense », a souligné Annie Genevard en visite en Haute-Marne, département marqué par des attaques décuplées après l’installation récente d’une meute de loups.

L’arrêté concernant ces mesures devrait sortir dans les prochains jours. « Les tirs déclaratifs devraient être validés, sans obligation de mettre en place des mesures de protection et les louvetiers devraient être autorisés à réaliser ces tirs, indique Claude Font en charge du dossier prédation à la Fédération nationale ovine (FNO). La validité de ces tirs devrait toutefois atteindre cinq ans pour ceux qui installent des moyens de protection et seulement deux ans pour ceux qui n’y ont pas recours. »

L’arrêté devrait également fixer le taux de prélèvement à 21 %, sachant que ce dernier pourra être majoré de 2 points en fin d’année, si le quota était atteint avant la fin décembre.

« La ministre a validé l’expérimentation des clôtures comprenant un grillage, un fil électrifié en haut et un fil barbelé en bas, ajoute-t-il. Cela pourrait être financé dans le cadre des mesures de protection et intéresser de nombreux départements. Par ailleurs, l’indemnisation qui cesse actuellement au-delà de deux attaques sans mise en place de moyens de protection devait être possible pour les attaques suivantes. »

Plus de 12 000 victimes en France

En Haute-Marne, 800 animaux d’élevage ont été tués en 2025 et 124 depuis le 1er janvier, selon la ministre. En France, le nombre d’animaux d’élevage tués est reparti à la hausse avec 12 000 victimes selon les premiers chiffres de 2025.

« On est allé aussi loin en matière de réglementation que nous le pouvions : si nous voulons aller plus loin, il faut en passer par la loi », a ajouté Annie Genevard, évoquant la prochaine loi d’urgence agricole, qui doit notamment se pencher sur le sujet de la prédation.