« Le prix de la laine sur le marché mondial a augmenté de près de 40 % et cela se répercute sur le marché français. Le kilo de laine en suint se négocie en moyenne autour 25 à 30 centimes d’euros en France », indique Dimitri Taillebosq, chargé de projet à la Fédération nationale ovine (FNO).

Dimitri Taillebosq, chargé de projet à la Fédération nationale ovine (FNO). (©  Marie-France Malterre/GFA)

L’augmentation de la demande asiatique notamment pour le rembourrage et la literie expliquent ce sursaut des tarifs. Toutes les catégories sont concernées. Les laines les plus fines destinées aux marchés de la confection, qui représentent seulement 5 % de la laine produite en France, sont celles qui se vendent toujours le mieux (au-dessus de 0,8 €/kg).

« Les laines plus moyennes destinées à la matelasserie, majoritairement produites en France se négocient entre 20 et 30 centimes d'euro par kg. Ce prix est toujours beaucoup plus faible que celui des laines, de meilleures qualités, produites dans l’hémisphère Sud en Nouvelle-Zélande ou en Australie (autour de 4 €/kg). En France, le tarif est toujours très insuffisant pour couvrir les frais de la tonte. »

La paille et la peinture sont proscrites

Il est toutefois possible d’obtenir un complément de quelques centimes pour les toisons homogènes, voire bien triées. « Cela revient à séparer certaines parties comme les « pattes » et la « tête » de moins bonne qualité dans un curon à part, décrit Dimitri Taillebosq. La paille ou les marques de peinture sont au maximum à proscrire, tout comme le stockage en big-bag plastique. Les mauvaises conditions de stockage (humides, mal ventilées…) sont également pénalisantes pour le prix. »