Après des semaines de manifestations des éleveurs contre l’abattage total des troupeaux pour les exploitations touchées par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les syndicats proposant un protocole alternatif au gouvernement français restent à l’heure actuelle sans réponse. Pour autant, le commissaire européen à la Santé et au Bien-être animal, Oliver Varhelyi, s’est rendu au salon international de l’agriculture (SIA) ce 24 février 2026 et s’est montré ouvert à la discussion.

« Aujourd’hui malheureusement, l’abattage comme outil protège tous les autres éleveurs non affectés […] Mais nous sommes disposés à engager une nouvelle discussion aux niveaux européen et international », a dit le commissaire européen à des journalistes. Il s’est dit prêt à étudier d’autres « outils de prévention » à la disposition des pouvoirs publics mais a insisté sur la nécessité que leur efficacité soit « scientifiquement prouvée et établie » afin de « nous aider à avoir une stratégie différente nous évitant ces abattages de masse ».

La vaccination préventive dans les cartes

« Je ne pense pas que nous devrions regarder la question sous l’angle d’une reclassification des maladies ou d’un changement de pans de la stratégie », a-t-il estimé. La DNC est une maladie classée « A » au niveau européen, c’est-à-dire dont il faut viser l’éradication immédiate car grave pour les animaux et à diffusion rapide. Plusieurs syndicats agricoles français ont demandé son « déclassement ».

« Nous avons de plus en plus de maladies en Europe, et mondialement. Et cela signifie que si nous continuons avec ces mesures de biosécurité telles qu’elles existent aujourd’hui, comme les abattages de masse, nous pouvons facilement finir avec plus aucune agriculture », a ajouté le commissaire. « Peut-être pouvons-nous regarder d’autres moyens comme la vaccination en prévention. Mais à ce jour les règles internationales ne nous le permettent pas, cela signifierait que les agriculteurs européens perdraient leurs marchés internationaux, » poursuit Oliver Varhelyi.