Parmi trois scénarios possibles, c’est celui d’un renouvellement du statut vaccinal des zones concernées par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui a été choisi par les acteurs des filières d’élevage lors d’une réunion Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cnopsav), ce lundi 9 février 2026. Les deux autres options d’arrêter totalement la vaccination ou de l’étendre à la France entière ont été écartées.

Déploiement dans les prochains jours

« Cela peut commencer très vite, affirme le ministère de l’agriculture en brief off le jour même. Nous nous mettons en ordre de marche pour pouvoir recommencer à vacciner dans les prochains jours ou prochaines semaines ». Bien que l’immunité puisse durer plus d’un an chez l’animal, d’un point de vue logistique, les animaux des zones de l’Est (Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté) pourront être vaccinés avant la mise à l’herbe ou la montée en estives. Les zones réglementées du Sud-Ouest (Nouvelle-Aquitaine et Occitanie), touchées plus tardivement par la DNC en 2025, pourront attendre la descente d’estive pour mettre en place le nouveau protocole vaccinal. Les veaux non vaccinés pourront l’être à partir de 3 mois.

Dernière levée de zone réglementée le 20 février

La vaccination de ces zones déjà immunisées prolonge le délai d’au moins 8 mois pour retrouver le statut indemne. En revanche, au 20 février 2026, la zone réglementée 6 (celle du Sud-Ouest) « sera levée et deviendra zone vaccinale », si aucun cas n’est détecté d’ici-là. « Nous n’aurons plus de zone réglementée en France qui sont liées à des cas français » de dermatose, insiste le ministère. Une zone réglementée persistera dans les Pyrénées-Orientales, liée à un cas espagnol de DNC.

De plus, la zone vaccinale établie à titre préventif dans le Sud-Ouest a atteint l’immunité collective. Les bovins peuvent dès à présent sortir vers les zones indemnes.

À date, la crise de la DNC a coûté 62 millions d’euros, comprenant les frais de vaccination mais également les indemnisations. 2 millions de vaccinations ont été réalisées à date, et 3 500 bovins ont été abattus sur le cheptel français de 16 millions. « 99,98 % du cheptel a été conservé », rappelle le ministère. Pour cette nouvelle campagne vaccinale, les coûts s’élèvent à 40 millions d’euros.