« La vérité est qu’il n’y a pas de vaches au salon car les paysans sont en colère, martèle Stéphane Galais, porte-parole national de la Confédération paysanne, lors d’une conférence de presse le 23 février 2026. Contrairement au constat de la ministre, la DNC n’est pas derrière nous, c’est toujours très présent dans la tête des paysans et paysannes ». Pour le syndicat, la gestion de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) n’a pas assez pris en compte l’acceptabilité du protocole d’abattage.

« Ce n’est pas la maladie qui nous fait peur mais la gestion politique qui repose sur une réglementation qui date de quand cette maladie n’était pas en France », appuie Marie-Pierre Répécaud, membre du syndicat. En commun avec « l’ensemble des syndicats du Sud-Ouest », la Confédération paysanne avait soumis au ministère de l’Agriculture un dossier de proposition d’expérimentation pour sortir du protocole d’abattage. « Nous sommes toujours sans réponse, déplore Stéphane Galais. Cela prouve que le ministère ne compte pas sortir de la gestion par abattage total ».

Des stratégies « déjà établies d’avance »

« Il n’y a pas de discours démocratique dans la stratégie », insiste le porte-parole. Pour Stéphane Galais, le parlement du sanitaire (Cnopsav) est un « mythe » qu’il faut déconstruire. « Les stratégies sont déjà établies d’avance et ils essayent de nous faire signer en bas de la feuille, dénonce le syndicaliste. La ministre propose des scénarios qu’on n’allait pas accepter pour nous donner l’impression de choisir celui qu’elle voulait mettre en place ».

Pour la stratégie vaccinale votée en 2026 contre la DNC, la Confédération paysanne souligne plusieurs « points flous », notamment pour les estives à troupeaux mélangés. « Nous maintenons notre demande de négociation du reclassement de la maladie, à l’instar de la tuberculose ».