Le 17 février 2026, le gouvernement a adressé aux parlementaires son agenda législatif prévisionnel jusqu’à l’été, confirmant l’inscription du projet de loi d’urgence agricole dans les textes appelés à être débattus dans les prochains mois. Annoncé à la mi-janvier par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, le texte s’inscrit dans un climat de fortes crispations entre le gouvernement et les organisations syndicales agricoles, sur fond de mobilisations.
En conseil des ministres en avril
Selon nos informations, le texte devrait être présenté en Conseil des ministres au mois d’avril, première étape formelle avant son dépôt au Parlement. Fait notable, son examen ne débutera pas à l’Assemblée nationale, comme le veut la pratique la plus courante, mais au Sénat, où les discussions devraient s’ouvrir en juin. Au regard du calendrier législatif, le texte ne devrait pas être examiné par les députés avant l’été.
La ministre de l’Agriculture, qui reçoit actuellement les groupes parlementaires pour préparer les débats, a assuré sur son compte X (anciennement Twitter) poursuivre le travail « avec les professionnels et les élus » afin de « construire des solutions concrètes pour nos agriculteurs ».
Les premières orientations sur le contenu du futur texte pourraient être dévoilées à l’occasion du Salon de l’agriculture, qui ouvre ses portes ce 21 février 2026 à Paris. Un moyen pour le gouvernement de s’offrir une tribune stratégique pour préciser ses intentions et adresser des signaux aux filières, avant l’ouverture des débats parlementaires.