Dans sa dernière note du 10 février 2026, Agreste, le service statistiques du ministère de l’Agriculture, parle d’une « progression globale des surfaces en cultures d’hiver en 2026, particulièrement marquée pour le colza ». Il précise par ailleurs qu’à date, les conditions de culture « restent globalement favorables ».

Dans le détail, la sole de colza d’hiver, estimée à près de 1,4 million d’hectares, progresserait de 8 % sur un an et de 12 % par rapport à la moyenne 2021-2025. Quasiment toutes les régions sont concernées par cette tendance, avec la hausse la plus marquée en Bourgogne (supérieure de plus de 40 % à la moyenne quinquennale), dans le Sud Ouest et dans le Nord-Pas-de-Calais.

4,6 millions d’hectares de blé tendre

Les surfaces en céréales d’hiver atteindraient quant à elles 6,4 millions d’hectares, en hausse de 3,2 % sur un an et proches de la moyenne 2021-2025, dont 4,6 millions en blé tendre d’hiver. C’est 2,8 % de plus qu’en 2025, et 0,3 % de moins que la moyenne quinquennale. La hausse de la sole de blé tendre d’hiver s’observe dans quasiment toutes les régions, relève Agreste, avec le rebond le plus marqué, de 9 %, dans le Centre-Val de Loire.

En blé dur, la sole reculerait de 0,6 %, pour attendre 196 000 ha. C’est 15,9 % de moins que la moyenne 2021-2025.

+ 5,3 % sur un an pour l’escourgeon

Les surfaces emblavées en orges d’hiver pourraient atteindre 1,26 million d’hectares selon Agreste, soit une hausse de 5,3 % sur un an, et un niveau comparable à la moyenne quinquennale. Là encore, quasiment toutes les régions sont concernées, à différents degrés.