C’est l’heure du bilan pour Cristal Union. « La campagne betteravière de 2025-2026 s’achève, marquée par des conditions climatiques globalement favorables et des performances industrielles notables », résume le groupe sucrier dans un communiqué le 9 février 2026.

Il parle d’un rendement moyen à près de 90 tonnes par hectare à 16°, supérieur à la moyenne quinquennale. La richesse en sucre est, quant à elle, « particulièrement élevée cette année, à plus de 18 %, contre 16,7 % pour la campagne précédente ».

La Champagne « très impactée » par la jaunisse et la sécheresse

« Le faible développement de la cercosporiose, lié aux conditions climatiques, à la pertinence des choix variétaux et à l’utilisation de Cristal Cerc’OAD par des planteurs toujours plus nombreux, a contribué à préserver la croissance de la racine et le rendement global, ajoute Cristal Union. Enfin, malgré des alertes au printemps et des impacts visibles de la jaunisse en plaine dès la fin de l’été, les bonnes conditions de pousse des betteraves leur ont permis de mieux résister à la jaunisse. »

Seule la Champagne a été « très impactée » par la sécheresse et la jaunisse, avec de fait, des rendements inférieurs à la moyenne du groupe.

​​​15 millions de tonnes transformées

Les sucreries du groupe auront ainsi transformé 15 millions de tonnes de betteraves. Cristal Union indique par ailleurs avoir « fortement investi ces dernières années pour renforcer les synergies entre ses sucreries et ses distilleries afin d’arbitrer au mieux ses productions en fonction des opportunités de marché ». Sur cette campagne, sa production d’alcool et d’éthanol a augmenté de 20 % par rapport aux années précédentes, pour atteindre un record.

Enfin, Cristal Union se réjouit de la réduction de ses consommations d’énergie, et de l’autonomie en eau atteinte sur l’ensemble de ses sucreries. Il explique avoir mis en service cette année « deux nouveaux bioépurateurs sur ses sites de Bazancourt et Arcis-sur-Aube, [qui] permettent de réutiliser encore plus d’eau issue du processus industriel, tout en produisant du biogaz couvrant une partie des besoins énergétiques des sites ».