La tendance était connue depuis fin août et un premier bilan du ministère, tout comme ses causes : le gel, la canicule et la sécheresse. Les vignes françaises ne reproduiront toutefois pas l’année 2017 cataclysmique, lors de laquelle la production avait connu sa plus petite récolte depuis 1945, autour des 37 millions d’hectolitres, déjà en raison du gel et de la canicule.

Embûches climatiques

En 2019, « après un gel printanier dans certains vignobles, la floraison de nombreux vignobles s’est déroulée dans des conditions climatiques défavorables (humidité et basses températures), conduisant à de la coulure (chute des fleurs ou des jeunes baies) et parfois du millerandage (baies de petite taille ou de taille inégale) », indique le ministère dans sa note d’Infos rapides.

« Les bassins de la façade ouest du pays ont été les plus touchés », explique le ministère.

En revanche, les épisodes caniculaires de juin et juillet « ont affecté de manière plus prononcée certains départements du Midi, comme le Gard, l’Hérault ou le Var, occasionnant des brûlures de grappe et des pertes de production », indique-t-on de même source.

Les sols à sec

Autre conséquence de la sécheresse, « la réserve en eau des sols, déjà déficitaire au 1er juillet […] , s’est amenuisée tout au long de l’été », ajoute le ministère. L’aggravation de cette sécheresse jusqu’aux vendanges, associée à des températures élevées, « accentue la baisse de production, notamment dans les bassins viticoles méditerranéens ».

Seul avantage de la canicule, « la pression des maladies a été modérée dans la plupart des vignobles, comparée à 2018 », selon ce bilan dressé au 1er octobre, date à laquelle les vendanges étaient déjà bien entamées, voire presque terminées dans les vignobles méditerranéens.

AFP