En mars, le ministère de l’Agriculture a présenté aux syndicats différents scénarios d’évolution des aides du premier pilier pour la prochaine Pac qui devrait s’appliquer à partir de 2023. Pour le Modef, la réforme est l’occasion « de revoir en profondeur les grandes orientations de la Pac » et de sortir du « libéralisme ».

Pour une aide à l’UGB revalorisée sur les 50 premiers UGB

Sur les aides couplées, comme tous les autres syndicats, le Modef demande leur maintien, avec une priorité pour les éleveurs. Sur le sujet des aides aux bovins allaitants (ABA), qui agite fortement le terrain avec des manifestations ce 25 mars 2021 à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, ou encore à Lyon, dans le Rhône, le Modef se dit favorable à une aide à l’UGB de plus de 16 mois, avec un taux de chargement à 1,4 et un plafonnement à 100 UGB, mais avec une revalorisation des 50 premières UGB.

Pour l’aide aux bovins laitiers, le syndicat minoritaire soutient le plafonnement actuel de 40 vaches en plaine et 30 vaches en montagne. Son idée : « éviter le développement des productions uniquement à l’octroi des aides ».

Flécher les aides vers les petites exploitations

Le Modef rappelle ses revendications pour la future Pac :

  • Une aide forfaitaire de 5 000 € pour les exploitations de moins de 20 ha ;
  • Le renforcement du paiement redistributif à 20 % de l’enveloppe sur 52 hectares ;
  • Le plafonnement obligatoire des aides à 50 000 € par actif ;
  • La convergence des aides à 100 % dès 2023 ;
  • Le doublement des aides à l’installation.
Sophie Bergot