Sur le modèle des conventions citoyennes, les 134 participants du « débat public sur l’agriculture », sous le nom de ImPACtons, sont choisis en fonction de leur région, de leur tranche d’âge et de leur niveau social par un prestataire spécialisé chargé de représenter « la diversité et la significativité » de la population française.

Ils débattront les samedi et dimanche 26 et 27 septembre 2020 à la Bellevilloise à Paris après un accueil la veille par trois ministres et plusieurs spécialistes pour caler les termes du débat. Leur déplacement et leur hébergement sont pris en charge par la commission nationale du débat public (CNDP), organisatrice. Ils rendront les conclusions de leurs échanges dimanche soir.

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Deux agriculteurs dans les participants

L’assemblée compte 55 femmes et 79 hommes. Deux agriculteurs y participeront aux côtés de 36 « cadres et professions intellectuelles », 29 employés, 21 « professions intermédiaires », 19 artisans commerçants, 16 étudiants, neuf ouvriers, deux personnes sans étiquette et aucun inactif. Six sur les 140 personnes initialement prévues ont déclaré forfait en raison de l’épidémie.

Durant la première phase de ce grand débat, démarré le 23 février 2020 et suspendu le 3 avril, plus de 9 500 contributions ont été enregistrées sur la plate-forme participative. Selon les internautes ayant participé à la consultation en ligne, les trois objectifs prioritaires de la future politique agricole commune devraient être :

  • gérer durablement les ressources naturelles,
  • protéger la biodiversité, les paysages et les écosystèmes,
  • et lutter contre le changement climatique et s’y adapter.

La souveraineté alimentaire ajoutée

Aucun des dix choix proposés ne portait sur l’ambition initiale de la politique agricole européenne entrée en vigueur en 1962, soit produire en quantité suffisante une nourriture saine, à un prix abordable, pour nourrir toute la population. Mais un débat sur le thème de la « souveraineté alimentaire » a néanmoins été ajouté au programme. Il aura lieu le 20 octobre 2020 à Angoulême.

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Deux des onze débats régionaux ont déjà eu lieu : le 11 septembre, à Châlons-en-Champagne, sur les « modèles agricoles » et le 18 septembre 2020 à Saint-Lô sur les « ressources naturelles et l’agriculture ». Les neuf autres auront lieu d’ici à la fin d’octobre, à raison d’un par région, au lieu de deux prévus initialement, le programme ayant été allégé par la crise sanitaire. Le prochain, à Forcalquier (Paca) le 30 septembre 2020, se penchera sur la question « Comment cohabiter en campagne ? ».

AFP