Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Les abattages de poules de réforme bondissent

réservé aux abonnés

Volailles de chair - Les abattages de poules de réforme bondissent
En janvier 2021, les abattages de poules de réforme ont bondi de 26,2 % sur un an. © C. Faimali/GFA

Selon le ministère de l’Agriculture, en janvier 2021, les abattages de volailles sont en hausse sur un an mais restent contrastés selon les espèces. Les effectifs de poules de ponte réformées sont importants tandis que l’activité est en retrait pour les pintades et les canards. Le dépeuplement des volailles dans les zones touchées par l’influenza aviaire accentuerait la baisse des entrées de canards en abattoirs.

Sur le premier mois de l’année, les abattages totaux de volailles de chair en France progressent de 1,1 % en poids sur un an, d’après la note d’Infos rapides d’Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, publiée le 11 mars 2021. Les évolutions sont toutefois très contrastées selon les espèces.

Canards et pintades en recul

Comparativement à janvier 2020, l’activité d’abattage est dynamique pour les dindes (+3,8 %), pour les poulets (+4 %), « et surtout pour les poules de réforme (+26,2 %), afin de réduire la production d’œufs et de rééquilibrer les prix qui sont au plus bas (lire aussi l’encadré ci-dessous) ».

En revanche, les abattages de canards à gaver reculent de 28,9 % en poids sur un an, « d’autant que des abattages sanitaires et préventifs, non comptabilisés ici, sont opérés au sein d’élevages du sud-ouest de la France afin de juguler la propagation de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) », souligne Agreste. S’agissant de la filière de la pintade, après un mois de décembre dynamique, elle démarre 2021 « sur des niveaux à nouveau en retrait (–31,5 %). »

Les mises en place se redressent

En décembre 2020, « les mises en place de poussins de chair se redressent sur un mois, après avoir atteint des niveaux bas pour toutes les espèces de volailles », rapporte Agreste. Dans le détail, pour les poulets, les dindes et les pintades, elles retrouvent des niveaux proches de décembre 2019 (respectivement +1,2 %, –0,9 % et –1,7 %).

Les mises en place de canards restent toutefois en recul de 19,4 % par rapport à 2019. « Déjà en prise à des difficultés de débouchés et de concurrence depuis l’été 2020, la filière du canard a fortement maîtrisé sa production pour réduire les stocks », analyste Agreste. À partir de novembre 2020, elle a également été frappée par l’IAHP.

Vincent Guyot
Un prix des œufs « bas et inédit »

La croissance de la production ne se dément pas du côté de la filière œufs. Sur l’année 2020, elle est estimée à 14,5 milliards d’unités, en hausse de 6,5 % par rapport à 2019 (après un recul de 9,3 % entre 2018 et 2019).

L’an passé, les mises en place de poulettes de pontes ont progressé de près de 6 % par rapport à 2019 et de 8 % en comparaison à la moyenne 2015-2019. En février 2021, la production d’œufs affiche toujours une progression de 6 % sur un an.

Marché industriel déprimé

Face à une telle dynamique, les cours s’effondrent. En janvier 2021, le prix moyen à la production des œufs de consommation reste à un niveau particulièrement « bas et inédit pour la saison », inférieur de 36 % au prix de janvier 2020.

« Le marché industriel reste déprimé, les opérateurs manquant de perspectives sur les débouchés et d’éventuels reconfinements », précise l’Agreste. Et la situation pourrait perdurer. « Selon le modèle de prévision de la production d’œufs de consommation, les productions des prochains mois continueraient de progresser sur un an : + 3,0 % en mars, + 2,4 % en avril et + 4,2 % en mai », indique l’Agreste

Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités


Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !