« Le rôle des organisations de producteurs (OP) n’est pas de courir après la seule promesse des enlèvements en élevage, soutient Michel Bloc’h, président de l’UGPVB, lors de l’assemblée générale de l’organisation le 7 décembre 2018 à Rennes. À cet égard, les 10 années d’expérience québécoise sont intéressantes à analyser : l’abandon du commerce par les éleveurs conduit à la paupérisation de la production. »

Pour l’éleveur, les OP doivent « consolider leur organisation au niveau de l’amont pour gagner en pouvoir de marché, dans le cadre des OP et de leur association (AOP) reconnue pour être en capacité d’agir ».

« Reprendre en main le commerce »

C’est notamment une demande forte du secteur porcin. « Des voix s’élèvent autour de nous pour exprimer la nécessaire reprise en main du commerce par les éleveurs », poursuit Michel Bloc’h. Alors que la création d’une AOP est sur les rails, « l’ambition n’est pas de créer une OP unique dans chaque production, ni même une AOP qui s’ingérerait dans les affaires des OP, souligne-t-il. La diversité des OP est une force. »

Dans la filière porcine, le projet d’AOP pourrait se concrétiser l’an prochain. « Dans le prolongement de nos débats en 2018, j’ai pris l’initiative de faire organiser, au début de 2019, en concertation avec le Marché du porc Breton (MPB) et en lien avec un conseil expert du commerce, des travaux de réflexion sur les aspects fondamentaux de la mise sur le marché », annonce le président de l’UGPVB.

V. Gu.