« C’est avec un sentiment de colère que les éleveurs caprins de la Coordination Rurale (CR) ont réagi cette semaine lorsqu’ils ont appris le refus des membres de la section caprine d’Interbev de publier les indicateurs de coûts de production des chevreaux naissants et engraissés élaborés par l’Institut de l’élevage (Idele) », déplore la Coordination rurale (CR) dans un communiqué diffusé le 23 juillet 2021.

Il y a « urgence »

Alors que la loi EGAlim promeut l’utilisation d’indicateurs de marchés interprofessionnels dans les formules de prix, le syndicat s’indigne du cas de la filière chevreaux et dénonce « une situation inadmissible. »

« Malgré la fin des confinements et une réouverture de la restauration, les cotations en ferme sont au plus bas », poursuit la CR. Il est donc « urgent » de « sensibiliser l’ensemble des acteurs de la filière sur le coût réel de production des chevreaux. »

Une « équation difficile » pour Interbev

Contacté par La France Agricole, le président de la section caprine d’Interbev Franck Moreau assure que la nécessité de publier des indicateurs interprofessionnels met tout le monde d’accord. Pour autant, il n’y a pas de consensus sur le ou les indicateurs idéaux. « Il faudrait élargir la base de données pour sortir un baromètre fiable et représentatif des élevages naisseurs et engraisseur », suggère le représentant.

Autre frein identifié, la réticence des abatteurs concernant un « indicateur franco-français » dans un contexte où « 60 à 65 % de nos chevreaux sont exportés. » Pour Franck Moreau, ce désaccord entre les différents maillons de la filière a pour origine « le difficile positionnement commercial du chevreau sur le marché français. »

Alexandra Courty