« L’année 2020 a été une année de forte consommation bio avec la fermeture des restaurants, amenant les consommateurs à choisir eux-mêmes leurs produits. En 2021, leur réouverture couplée à l’arrivée sur le marché des volumes [de lait bio] convertis en 2019 et à la très bonne pousse de l’herbe liée à la pluie ont abouti à la situation qu’on connaît où l’offre est momentanément supérieure à l’offre », relate la Fédération nationale de l’agriculture biologique (Fnab), le 12 septembre 2021.

Cette situation est donc jugée « exceptionnelle » par l’organisation, pour qui « on ne peut pas parler de crise » du lait bio car « rien ne laisse penser qu’un palier de consommation est atteint. »

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Besoin d’une « communication ambitieuse »

« Si la bio avait dû attendre que le marché tire son développement, nous ne serions pas à 10 % des surfaces aujourd’hui, affirme Philippe Camburet, le président de la Fnab. C’est au gouvernement d’inciter à la consommation de produits meilleurs pour la santé, pour l’environnement et donc pour les finances publiques. »

Pour ce faire, la Fnab demande le renforcement des budgets de l’Agence bio et des commissions bio interprofessionnelles pour communiquer sur les « qualités intrinsèques » de la filière du lait bio et des produits qui en sont issus.

En parallèle, et conformément à la loi Egalim, la Fnab rappelle que « le gouvernement doit s’assurer que 20 % des produits laitiers servis en restauration collective publique soient des produits laitiers biologiques ».

Alexandra Courty