Le loup s’attaque de plus en plus aux bovins. Dans une note publiée le 9 juin 2021, la Dreal de l’Auvergne-Rhône-Alpes constate que le nombre de victimes ne cesse pas d’augmenter depuis dix ans. En 2020, 224 têtes ont été indemnisées, soit 30 de plus qu’en 2019.

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Moins de 5 % des attaques

Comparativement aux dégâts totaux du prédateur, ceux sur les bovins augmentent depuis 10 ans, tout en restant dans des proportions faibles (moins de 5 % des attaques et moins de 2 % des victimes).

Évolution des dommages du loup sur bovins entre 2010 et 2020. © Dreal Auvergne-Rhône-Alpes

La moitié des prédations a lieu entre mai et août. Elles sont surtout localisées dans les départements alpins, mais s’opèrent principalement en plaine. « Le loup responsable des attaques dans la Haute-Saône et les Vosges, qui s’orientaient naturellement vers les bovins, a été tué lors d’un tir de défense en septembre 2020 », souligne la Dreal.

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Protéger les animaux vulnérables

Autre constat, la plupart des bovins tués ont moins d’un an. Même si l’indemnisation des attaques de loup sur bovins n’est pas conditionnée à la protection des troupeaux, « il est fortement conseillé de protéger les bêtes vulnérables ou dans des situations de vulnérabilité (jeunes, périodes de mise bas) », indique la Dreal.

Les loups approchent maintenant de l’homme. Une étude conduite par Michel Meuret, de l’Inrae, et Laurent Garde, du Cerpam, où les chercheurs constataient qu’après les attaques de loups des bovins devenaient « ingérables, et même parfois dangereux pour leur éleveur ».

Marie-France Malterre