« Un violent orage de grêle s’est abattu le samedi 21 août dernier sur le sud et le centre Meuse, résume Lionet Vivenot, conseiller laitier chez ULM, dans une note adressée aux éleveurs. Les dégâts sont assez localisés, touchant partiellement certaines parcelles, sur cinq ou six villages. Jusqu’à un quart des parcelles est atteint par endroits, le phénomène reste donc significatif », détaille-t-il à La France Agricole.

Les solutions à mettre en œuvre pour limiter les dégâts varient selon leur importance. « Dans tous les cas de figure, prendre contact avec son assureur reste la première démarche à effectuer, rappelle Lionet Vivenot. Il chiffrera les dégâts pour les gens assurés contre la grêle. La majorité des exploitants l’est. »

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Si votre maïs est encore debout

« Dans la majorité des cas les feuilles de maïs ont été lacérées, les tiges ont été abîmées et les épis impactés par la grêle (avec des grains éclatés sous les spathes), mais la quasi-totalité du maïs est restée debout », constate Lionel Vivenot.

À l’heure actuelle, les maïs sont à environ 20 % de matière sèche (MS) dans la région. « Il est préférable d’attendre et d’observer l’évolution de chaque parcelle grêlée », estime-t-il. Et de voir ce que les plantes gagnent en matière sèche et comment l’amidon migre dans les grains.

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Il est aussi primordial de surveiller le développement d’éventuelles maladies, et notamment du charbon. Ce dernier risquerait de réduire l’appétence de la ration, mais aussi d’impacter la conservation du maïs et de permettre le développement de mycotoxines. Celles-ci ont des effets nocifs plus ou moins visibles et sur les animaux.

Si votre maïs est couché ou que le charbon s’est développé

Si le maïs est couché avec la tige cassée, l’amidon ne migre plus dans le grain. Même conséquence si le charbon venait à se développer fortement « avec des feuilles se desséchant ». Dans ces cas-là :

  • Les parcelles touchées sont ensilables : le chantier de récolte sur sol ressuyé peut commencer, « en hachant grossier, en ne tassant pas trop le silo et en incorporant un conservateur acide lors de l’ensilage à raison de 3 litres par tonne de vert. Un lit de paille en fond de silo sera utile pour les jus », conseille Lionel Vivenot ;
  • Les parcelles touchées ne sont pas ensilables : envisager la méthanisation ou tout autre moyen de destruction.

Il est toutefois à noter que cet ensilage peut contenir de la terre et doit donc être réservé aux génisses qui ne sont pas en période d’insémination.

Raphaëlle Borget